Mon rôle, c’est d’être là, d’être une présence…

Marie-Anne est volontaire en gériatrie à la Clinique Ste Elisabeth à Verviers depuis + de 15 ans. 

Elle nous raconte comment elle voit son rôle de volontaire…

 

Elle y rencontre des personnes âgées qui doivent être hospitalisées pour une certaine période – suite à une chute ou parce qu’elles sont malades. Mais parmi les patients, il y en a également qui ne rentreront plus chez eux et pour qui l’hôpital sera la dernière étape… Le rôle des volontaires peut donc aussi consister à accompagner ces personnes qui arrivent au bout de leur parcours de vie. D’où le soutien et la présence des volontaires sont si précieux.

Une matinée au service gériatrie de la clinique, ça se passe comment ?

J’arrive entre 8h et 9h dans le service.  Quand j’arrive, je fais le tour du service des aides-soignants pour savoir s’il y a des nouveaux patients arrivés ou si certains patients ont plus besoin d’un moment d’écoute ou de présence. Ensuite, j’aide à apporter les petits déjeuners dans les chambres, ce qui me donne « une bonne photo » du service. Je vois tout de suite si la nuit a été plus difficile pour certains.

Qu’est-ce que ce volontariat t’apporte ?

Mon volontariat m’apporte beaucoup humainement. Depuis que je suis volontaire à la clinique, je relativise beaucoup de choses, j’essaie de remettre les choses à leur juste place.  J’aime être en contact avec les gens. On a aussi beaucoup de reconnaissance des patients qui sentent comme notre passage a allégé leur journée. Nous ne sommes bien sûr pas là pour tout solutionner mais on a pu apporter une présence, un soutien.

Parfois, certains patients nous confient des choses qu’ils ne diraient pas au personnel, parce qu’ils n’osent pas ou parce que le personnel n’a pas toujours le temps de rester dans les chambres. Sans dévoiler le contenu de ce qu’ils m’ont dit, je peux alors jouer un rôle de relais avec l’équipe soignante.

Le volontariat d’écoute, en quoi cela consiste concrètement pour toi?

Pendant les 4h/semaine où je suis à la clinique, je prends du temps pour aller plus particulièrement à la rencontre des personnes qui sont seules ou en détresse. Etre hospitalisé n’est jamais un choix et pour certains, cette étape est plus difficile que pour d’autres – surtout quand les personnes ne sont pas entourées. Les gens seuls, il y en a à tout âge. Et je suis parfois la seule personne qu’ils verront de la journée, à part l’infirmière ou l’aide-soignante. C’est une partie de mon rôle comme volontaire d’être là pour ces personnes.

Les infirmières, elles sont là pour donner les soins et elles ont beaucoup de patients à aller voir. Mais toute personne a aussi besoin de sentir un peu de chaleur et de réconfort quand elle se sent seule. Et cela demande de pouvoir prendre le temps.  Nous, comme volontaires, c’est ce qu’on essaie de venir apporter.

Si je devais donc résumer le volontariat que je fais ici, je dirais que mon rôle, c’est d’être là, d’être une présence.